Je te laisse ma femme et ma pipe ! aie bien soin de ma pipe… Comme on ce mot cruel de Gavarni.

HISTOIRE DU TABAC

C’est très exactement le 28 octobre 1492 que commence pour l’Europe l’histoire du tabac. Ce jour là, deux compagnons de Christophe Colomb, Luis de Torres et Rodrigo de Xeres, qui venaient de débarquer à Cuba, virent, à leur grande stupéfaction, de la fumée sortir des lèvres des indigènes qui marchaient à leur rencontre.
Reste à savoir à quand remonte cette coutume, mais ceci est une autre histoire, et certains érudits contestent aux Indiens du Nouveau monde d’être « les inventeurs » du tabac. Les Allemands Keferstein et Walz affirment que les Celtes fumaient la pipe, mais d’autres historiens accordent aux Chinois l’antériorité de la découverte de ce divin plaisir.
Un fait est certain c’est que la pipe est antérieure au tabac. Des fouilles récentes mettent à jour des pipes « préhistorique » où l’on fumait du chanvre ou du bétel comme on fume encre aujourd’hui du haschisch, du bétel ou d’autres herbes.

Michel Dansan votre spécialiste en débarras de maisons.

LES PIPES

Pipe de bruyère et écume de mer

Pipe de bruyère et écume de mer

Sur les rives du vieux continent, les premières pipes furent courtes. Ne dit-on pas encore un « brûle gueule » ?
La pipe devint presque, par la suite, un moyen de gouvernement. Louis XIV et Napoléon en développèrent le goût dans leurs armées. L’importance de la ration de tabac déterminait la popularité des chefs militaires et  l’Empereur s’empara tout bonnement du monopole des tabacs !

Comme on rêvait jadis de boire de l’hydromel dans le crâne de sa grand-mère, on fume alors des pipes dont le foyer reproduit la tête d’hommes illustres ! les rois, les présidents, les héros de ceci ou de cela, les personnages de romans ou le « brav’ général Boulanger ».
Les grands pipiers du nord : Gambier, Scouflaire, Dumeril, Fioret, disparaissent dans le premier quart du XIX° siècle. Bonnaud de Marseille continue la fabrication de pipes , inspirée de thèmes plus légers comme les jambes de femme par exemples=. Anatole Jakovsky dans sa «  défense et illustration de la pipe » disait mélancoliquement, « ainsi va le monde et nous n’y pouvons rien ».
Le monde des fumeurs de pipes ne s’intéresse plus aujourd’hui qu’à la pipe de bruyère ou à la pipe d’écume.

LA PIPE DE BRUYERE

La pipe de bruyère, prise dans la racine d’un arbrisseau, des forêts de chênes-lièges, est de la meilleure qualité quand elle vient de la région de Philippeville  (Algérie), et moins bonne de Grèce, de Corse et d’Espagne. La plus belle est « flambée », à longues fibres au grain serré, non vernie. Elle est naturellement rare.

L’ECUME DE MER

Mais qu’est-ce donc que cette si poétique écume de mer ?
L’écume de mer est un minéral : silicate de magnésium à l’état pur. Sa blancheur la fait comparer à la frange de la vague. Il n’est pas question bien sûr que les pipes d’écume doivent leur invention à un nommé KUMER.
Les premières, traitées dans un minerai extrait en Turquie furent fabriquées en Autriche vers 1800. Naturellement le tuyau était en ambre véritable et elles furent propagées en France par les artisans Autrichiens émigrés.

ECUME DE MER DE TURQUIE

Sortie de terre l’écume de mer se taille comme un savon, une fois sèche elle est dure comme de la pierre et résiste aux fortes températures. Les qualités qui font de ce matériau les plus prisées pour fabriquer les pipes à tabac.
L’écume de mer  ne s’achète pas au poids mais à l’œil, l’unité de mesure est le poing.
Les avantages de l’écume ? La légèreté, l’absorption des goudrons du tabac – c’est parait-il, le meilleur anti-nicotine existant. Plus la pipe rejoint la couleur «  coquille d’œuf », plus elle devient douce.
Ce changement de couleur permet d’ailleurs au pipier de produire des têtes en quelque sorte «  polychromes » selon que la pipe est plus ou moins « culottée ».

Plus d’informations avec le musée de la pipe

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