Histoire de la porcelaine de Saint-Cloud

La porcelaine de Saint-Cloud :
La fabrique implantée sur les bords de Seine de 1666 à 1766. La manufacture royale de Vincennes déménage à Sèvres en 1756 et détourne les amateurs de Saint-Cloud.
La découverte de la porcelaine tendre de SAINT-CLOUD se situe dans l’histoire du commerce des porcelaines de chine.
Sous le règne de Louis XIV la matière translucide des céramiques de chine intriguait les Occidentaux.
Le 20 mars 1602, les marchands hollandais fondent la compagne des Indes orientales « Verenigde Oost Indische » (VOC)
Ils importent à Amsterdam régulièrement et en abondance pour les cours européennes la porcelaine Orientale.
De ce fait les fabricants européens copie la porcelaine de chine, mais sans Kaolin. Ils inventent pour ce faire une nouvelle pâte de porcelaine, dite tendre. En absence de Kaolin, mais composée d’une « fritte » qui conférait à la pâte sa translucide.
Saint-Cloud en exploite la recette dès 1697. La couleur de la porcelaine de Saint-Cloud est d’une nuance ivoirée ;
Les porcelaines blanches de Saint-Cloud copient les Blancs de Chine. Les ateliers de Saint-Cloud restent incontournables pendant tout le règne de Louis XIV.
Ce « blanc de Saint-Cloud » intéressera les Chinois qui n’attendront pas le XX° siècle pour en effectuer la contrefaçon.
C’est le camaïeu bleu réalisé au minerai de cobalt, fera la renommée de Saint-Cloud. Ce camaïeu bleu dit « à la Berain » artiste peintre qui en a lancé la mode.
Des marchands français ont emporté des salières en Chine et les ont fait reproduire en porcelaine « dure ».

Porcelaine de Saint-Cloud à l’heure nippone

La Porcelaine de Saint-Cloud à l’heure nippone : mais le pays qui a, sans conteste, le plus influencé Saint-Cloud, c’est le Japon avec sa porcelaine. On doit dire cependant que la vogue du décor appelé–abusivement- « coréen », a marqué toute la période du second quart du XVIIIe siècle, et ceci dans toutes les manufactures de céramique, non seulement à Saint-Cloud mais chez ses concurrentes : Chantilly, Mennecy, Vincennes et même chez son inspiratrice, Meissen.

Porcelaine de Saint-Cloud

Porcelaine de Saint-Cloud

Décor floral Kakiemon

Ce style est dit aussi « Kakiemon », du nom du peintre nippon qui – parait-il – l’inventa dans la ville d’IMARI, grand centre faïencier japonais, dès le XVI° siècle.

Porcelaine de Saint-Cloud

Porcelaine de Saint-Cloud


On y retrouve les mêmes personnages extrême-orientaux, les mêmes motifs décoratifs de haies fleuries, de bambous, de branchages typiquement noueux, de fleurs très stylisées et d’oiseaux exotiques.
Les teintes, toujours grand feu-rouge, vert, bleu- tranchent avec la gaieté sur le fond blanc de la porcelaine. Mais il existe aussi quelques rares fonds d’un jaune vif, fort appréciés.
Porcelaine de Saint-Cloud

Porcelaine de Saint-Cloud


Enfin, une certaine production de la porcelaine de Saint-Cloud est très recherchée des collectionneurs : ce sont ces charmantes petites boîtes, au couvercle de porcelaine en ronde-bosse représentant des figurines pleines de drôlerie (magots chinois pour la plupart) et à la monture argent, en principe… l’or étant réservé à Vincennes.

Ce sont des tabatières ; elles sont petites, de forme ovale en général, ou à pans coupés, et les personnages du couvercle sont représentés allongés ou accroupis afin, que la boîte, reste assez plate pour être glissée dans la poche.

Porcelaine de Saint-Cloud

Porcelaine de Saint-Cloud

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