FABRICATION DE LA PORCELAINE

LES DIFFERENTES FABRIQUES DE PORCELAINE

La porcelaine et les différentes fabriques: Bayeux, Bordeaux, Caen, Chantilly, Isigny, Lille, Limoges, Niderviller, Saint–Amand-les-eaux, Sèvres, Sologne Groupe Deshoulières, Saint-Cloud, Valentine, Valognes, Vincennes, chartres-sur-cher.

LES ROTISSEURS ES-KAOLIN

Le Kaolin est bien entendu le constituant indispensable à la fabrication de la pâte à porcelaine mais la façon de la traiter et de la cuire est au moins aussi importante.
A la base, il ya un mélange de Kaolin et de Feldspath avec adjonction de quartz et d’une grande quantité de Craie ou de Marbre blanc.
La pâte liquide est appelée « barbotine ».Elle est tamisée plusieurs fois et subit diverses manipulations comme le passage à travers un épurateur magnétique et un filtre presse. On peut la couler ou la calibrer. Cette pâte est le plus souvent préparée industriellement dans des usines spéciales.
C’est à MEHUN qu’est installée la plus importante fabrique de pâtes à céramique de toute la région qu’elle fournit en pâte à faïence ; elle exporte jusqu’en Egypte et en Italie. Calibrée ou coulée cette pâte aboutit aux pièces « en cru » qui vont être cuites une première fois à 1000°, cuisson dite « de dégourdi », puis une second fois à 1400° après être passée à « l‘émaillage » Elles ressortiront de ce Grand Feu, « vitrifiées à cœur » l’émail faisant corps avec le support.
Plus encore que les différences d’argiles (on emploie aussi bien le kaolin du Massif-Central, de Bretagne que d’Angleterre), c’est le problème de combustible qui domine la fabrication de la porcelaine. En effet, on ne « chauffe » pas une pièce, on la « cuit ». Il ne s’agit pas ici, seulement d’une température à atteindre mais d’une « qualité de flamme » dans la cuisson. La cuisson au bois a atteint, jadis, des sommets impossibles à dépasser. Le bois par sa « flamme propre » et de par se légère qualité de vapeur d’eau qu’il libère en brûlant, donne une atmosphère de cuisson incomparable. Pour des raisons de productivité le charbon l’a remplacé, mais très lentement, en 1850 seulement, d’innombrables essais ayant dû être effectués pour limiter les dégâts de la « flamme sale » de ce combustible. Actuellement le gaz qui est utilisé (gaz de Lacq) donne, lui aussi une flamme « propre » et un léger apport de vapeur d’eau qui rapproche son type de combustion de celui du bois.

NOBLESSE D’ORIGINE

Sur l’arbre généalogique de la Céramique, la porcelaine se place tout à l’origine, sur une des branches les plus mystérieuses des Arts du Feu : c’est une alchimie. On peut considérer qu’elle est la suprême étape de la «transmutation vitrifiée» de cette substance fondamentale qu’est l’argile… L’argile dont la Genèse veut qu’ait été fait le premier homme.
Si l’on veut citer les manufactures les plus anciennes du Berry dans cet art, rendons hommages, d’abord à une maison disparue actuellement, la maison Hache, pour laquelle Jacob Petit peignit plus d’un décor et dont il nous reste de fort belle pièces.
De nos jours les fabriques de Haute-Porcelaine se situent comme par le passé à Vierzon, Foëcy et Mehun, mais aussi à Chauvigny où est installée la firme Deshouillières, à Saint-genou où se trouve la Maison Robin, à la Celle-Bruère, ou la maison Avignon s’est spécialisée dans une porcelaine technique de renommée mondiale et une certaine porcelaine culinaire sans décor, toute blanche, très dépouillée de forme qu’il s’allie bien aux styles les plus modernes.

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